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LE MAG’ DU PARIS SECRET

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La Reine des Lavandières et des Bateaux-Lavoirs

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À la fin du XIXe siècle pas moins 100 000 lavandières et blanchisseuses s’affairaient à nettoyer et à blanchir le linge dans les Bateaux-Lavoirs parisiens non loin des quais de la Seine. Au sein de cette population, on retrouvait également un nombre considérable d’apprêteuses de neuf, de repasseuses et de batelières. Le travail était très dur dans cette communauté où les employés ne gagnaient pas plus de 30 Francs par semaine et travaillaient plus de 12h par jour !

Pour soulager le travail pénible des parisiens, fêter la fin de l’hiver et la fonte des glaces qui bloquaient la seine, avait lieu à la mi-carême le carnaval de Paris où toutes les corporations de métiers présentaient des chars avec des animations toutes aussi extravagantes les unes que les autres.

En tête du cortège se plaçaient une horde de cyclistes qui faisaient des acrobaties à plusieurs sur les vélos et représentaient les groupes d’étudiants du quartier latin. Un peu après, on pouvait admirer le cortège du bœuf gras dans lequel tous les bouchers, charcutiers et marmitons précédaient un bovin pesant plus d’une tonne !

Mais les carrioles les plus attendues étaient toujours celles des lavandières qui se rendaient de la Madeleine à la place de la république en faisant admirer aux badauds des poitrines opulentes et des corps parfois un peu dénudés. Le clou du spectacle était d’ailleurs le passage du char de la star, la plus belle d’entre toutes, une miss élue parmi les 40 lavandières les plus girondes de Paris : la reine des blanchisseuses, la reine des reines !

Yvonne Béclu, Reine des Reines de Paris, sur son char le jeudi de la Mi-Carême 3 mars 1921

La première Reine des lavandières de Paris fut élue en 1891, et s’appelait Louise Sicard. Ci-dessous en photo, Yvonne Béclu, Reine des buandières de Paris élue en mars 1921, sur son char avec une partie de sa suite.

Après son élection la souveraine du jour était reçue à la préfecture de Paris à l’hôtel de ville et même à l’Élysée, où les politiques et le président se rinçaient les yeux sans retenue. Et dès le lendemain, la reine et son cortège partaient pour un an faire le tour des régions où l’on pouvait admirer la beauté de la reine des buandières lors des fêtes provinciales telles que les Fêtes Normandes de Rouen ou la Fête de la Bonneterie en 1925 à Troyes.

Hélas, dès l’élection de l’année suivante, la plus belle des blanchisseuses devait laisser sa place et retourner au travail sur un bateau mouvant où il fallait bien se remettre à nettoyer le linge pour gagner quelques sous.

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Autrefois, pendant le carnaval de la journée de la mi-Carême, Paris célébrait la reine élue de son armée colossale de buandières qui comptait plus de 90 000 nettoyeuses de linge ! 

55 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris

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